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Coronavirus : Natéosanté tire son épingle du jeu

L’entreprise Natéosanté, dont le siège est à Saint-Hilaire-de-Chaléons, développe depuis quatre ans un purificateur d’air qui connaît un succès grandissant avec l’épidémie mondiale.

Julie Cateau - 6 mars 2020
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 « Nous ne pouvons que souhaiter que cette épidémie soit stoppée, mais l’afflux d’intérêt qui se traduit par des commandes pour nos produits est en même temps une marque de reconnaissance pour nos dix années de travail sérieux », reconnaît Thierry Ricci, dirigeant de Natéosanté. En contact quasiment tous les jours avec la Chine où « des personnes haut placées » s’intéressent à leurs purificateurs Eolis Air Manager, le sujet du coronavirus occupe une grande partie du temps de l’entreprise. « Le coronavirus arrive en Europe et aussi au Moyen Orient, notamment à Dubaï et Abu Dhabi, où nous sommes déjà présents, les choses s’accélèrent. » Natéosanté voit arriver des commandes de France, de Belgique, d’un hôpital en Roumanie, du Vietnam…

« Nos machines ont donné satisfaction, elles sont fabriquées selon des normes strictes avec des enjeux de santé importants. Les Chinois ont souhaité se tourner vers des pays qui dégagent du sérieux, avec un produit testé en laboratoire avec de réels rapports de performance. Notre purificateur d’air est le seul à avoir été validé par le programme ETV (Environmental Technology Verification) de la Commission européenne avec des laboratoires accrédités, on n’est plus dans le marketing. »

Au départ, le produit est destiné au secteur médical, hôpitaux, personnes immuno-déprimées … et aux environnements exposés aux polluants chimiques et micro-biologiques. « Mais nous voyons un nouveau sujet arriver, celui de la continuité d’activité dans les entreprises et institutions, soucieuses de contrôler au mieux la diffusion du virus au sein de leur organisation. »

La production, basée en Vendée chez leur sous-traitant Tronico, devrait s’accroître dans les prochains jours. « Notre stock de machines prêtes permet de répondre à la demande mais la baisse est rapide. Nous faisons le point tous les jours pour que les clients soient avertis de nos capacités de livraisons. Si on me demande 2000 machines, je vais avoir du mal pour y répondre dans l’immédiat », explique Thierry Ricci. D’autant que si la grande majorité du produit est fabriqué en France, quelques composants électroniques viennent de Chine. Avec l’accélération de la propagation du virus, Natéosanté cherche des alternatives pour ces composants.