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Urbanisme – Les parcs d’activités concentrent les emplois du département

Les entreprises plébiscitent de plus en plus les zones d’activités car elles savent répondre à leurs besoins.

NL - 10 octobre 2019
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«Pendant les dix dernières années, les parcs d’activités ont accueilli la majeure partie de la création d’emplois départementale ». Cette assertion vient de Patrick Le Jallé, élu de la CCI Nantes St-Nazaire en charge de l’urbanisme, en préambule d’une étude de l’établissement consulaire*.

Cette enquête, qui porte sur dix ans, entre 2008 et 2018, met en avant le rôle majeur de ces sites dans l’économie locale. Ainsi, fin 2018, 58% des emplois salariés privés du département s’y localisent et cette part tend à croître régulièrement : +17% depuis dix ans, soit un rythme presque trois fois supérieur à celui des autres zones. Sur les 36 000 nouveaux emplois salariés sur dix ans, plus des trois quarts se sont localisés dans les zones d’activités (ZA). 

Si l’activité industrielle reste majoritaire au sein des ZA (28,5% des emplois salariés privés), sa part tend à décroître, au profit des entreprises de services. Là encore, l’accessibilité routière, la disponibilité du stationnement et, pour certains services aux entreprises, la proximité géographique avec leurs clients industriels, constituent des arguments de poids lorsqu’il s’agit de choisir une implantation.

Erwan Baconnier, responsable d’études à la CCI Nantes St-Nazaire, explique dans quel contexte s’est déroulée cette enquête. « La problématique de la consommation foncière est restée longtemps axée sur l’habitat. Mais depuis 2-3 ans, on commence à travailler autour de cet axe dans les ZA. ‘‘Comment optimiser les espaces dans les parcs d’activité ?’’ Voire ‘‘a-t-on absolument besoin des zones d’activités ?’’, font partie des questions posées. Or, cette enquête montre que les ZA répondent aux besoins des entreprises aujourd’hui. » Et qu’il s’agit là d’une condition du maintien de la dynamique de création d’emplois du département…

L’étude met ainsi en exergue l’attractivité des 390 parcs d’activités de Loire-Atlantique pour des entreprises qui ont des besoins d’emprises foncières importantes, d’une bonne accessibilité routière et d’un recul par rapport à l’habitat en raison des nuisances liées à leur activité. Mais les parcs d’activités attirent aussi parce qu’ils offrent des perspectives de développement de plus en plus difficiles à trouver au sein du tissu urbain, souligne l’enquête. Et ce, même si la sécurité et la desserte par les transports en commun ne se révèlent pas toujours optimum.

Nelly LAMBERT

* Expertise éco « 2008-2018 : dix ans d’évolution de l’emploi dans les parcs d’activités économiques de Loire-Atlantique », juillet 2019